Vos batteries sont à plat ? Comment se ressourcer malgré le stress et le surmenage

« Toi aussi, tu travailles de chez toi ? », s’est récemment vu demander l’une de nos collègues par sa grand-tante. Ce qui n’était autrefois qu’un concept abstrait pour nombre d’entre nous – surtout l’ancienne génération – est rapidement devenu notre quotidien.

À l’heure actuelle, en Allemagne, une personne sur quatre travaille depuis chez elle toute la semaine, et une sur cinq quelques jours par semaine. Au total, c’est donc près d’un Allemand sur deux (45 %) qui travaille en home office, même partiellement (Bitkom). Mais qu’en est-il de celles et ceux qui ne peuvent pas profiter de leur canapé ?

Pour continuer à tourner, notre société a besoin des personnes dont le métier (souvent éprouvant) est essentiel. C’est le cas du personnel hospitalier, des médecins, livreurs, employés de supermarché, travailleur sociaux, du personnel de maison de retraite, du corps enseignant, des vendeurs, etc. À quoi ressemble le quotidien de ces personnes qui n’ont pas la possibilité de rester bien au chaud chez elles ?


Dans cet article consacré au repos et à la détente, on vous donne quelques conseils pour décompresser même si votre charge de travail est extrême. 

Le home office fait des envieux chez une personne sur deux

D’après l’étude Future of Work Reports 2021, en Allemagne, quatre employés sur dix environ (43 %) n’ont pas la possibilité de travailler à domicile. Parmi eux, plus d’un sur deux (54 %) déclare envier les actifs en télétravail. Pour pouvoir travailler depuis chez eux, plus de 35 % d’entre eux seraient prêts à changer de travail, et presque autant seraient d’accord pour changer d’employeur.

La principale raison invoquée est la crainte de la contamination. Selon un sondage du portail Lohnspiegel, plus de la moitié des employés du secteur de l’éducation, du social et des services de soins et d’éducation spécialisée (57 %) redoutent une contamination sur leur lieu de travail.

D’autres sons de cloche se font toutefois entendre. Certaines personnes, qui n’ont pas peur du virus, sont heureuses de pouvoir sortir. C’est le cas de Katharina Lorenz, vendeuse dans un supermarché bio des environs de Munich, qui s’est confiée au magazine Dear Work :

« Je suis soulagée de pouvoir aller travailler deux jours par semaine. Bien sûr, au supermarché, le risque de contagion est plus élevé, mais je suis contente de sortir de chez moi. Je reste derrière le comptoir, à 1,5 m des clients, qui portent un masque et des gants. Je porte moi-même des gants, pour des raisons d’hygiène. Personnellement, je n’ai pas peur du virus (…). »

Que vous appréciez de pouvoir aller travailler ou que cela vous inquiète, impossible d’échapper au stress, et même ceux qui ne craignent pas la maladie absorbent les angoisses de leurs collègues.

Fixer des limites permet de gagner en sérénité

On a parfois l’impression que cette situation temporaire sert à justifier bien des choses. Cela ne poserait d’ailleurs pas de souci sur une durée déterminée, mais cela fait maintenant plus d’un an que dure cette « période exceptionnelle ».

Une période si exceptionnelle qu’il irait presque de soi que l’on en fasse encore plus au boulot et que l’on passe outre ses limites personnelles – surtout pour celles et ceux qui doivent se rendre chaque jour au travail.
Si le corps et l’esprit suivent pendant un certain temps (qui varie d’une personne à l’autre), les symptômes psychosomatiques sont souvent le prix à payer : troubles du sommeil, douleurs digestives, dépression, voire burnout. Pour éviter d’en arriver là, écoutons les signaux que notre corps nous envoie.

Car seuls des individus en bonne santé peuvent contribuer à la bonne santé de la société, et en la matière, charité bien ordonnée commence par soi-même. Cela nécessite d’abord une analyse attentive de notre état, par exemple en se posant les questions suivantes :

  • Comment est-ce que je me sens, physiquement et mentalement, après une journée de travail ?
  • Ai-je des douleurs qui durent depuis longtemps, dont je ne m’occupe pas ?
  • Le soir, comment se passe mon endormissement ? Autour de quoi tournent mes pensées ?
  • Quelles sont les choses que je fais chaque jour à contrecœur ?
  • Comment est-ce que je retrouve l’équilibre et la sérénité après une journée stressante ?

Cette petite introspection devrait vous aider à vous faire une idée de la situation.
La bonne nouvelle, c’est que nous sommes toutes et tous équipés de l’outil idéal pour garder le cap et ça s’appelle l’intuition, ce que l’on ressent « dans ses tripes ».

La clé d’une vie plus sereine consiste à rester à l’écoute de son corps et sentir lorsque quelque chose ne va pas. C’est précisément à ce moment-là qu’il faut savoir taper du poing sur la table et dire : « Je sais que ça doit être fait, mais je ne m’en sens pas la force pour le moment », ou : « Je suis débordé tous les jours, comment alléger ma charge de travail ? ».

Quelques astuces pour s’apaiser après une dure journée

1. Des mouvements qui apportent ancrage et équilibre

« Encore de l’exercice ? », vous dites-vous certainement. Eh oui, car les mouvements qu’on effectue au quotidien sont en général unilatéraux. Par exemple, les personnes qui font des livraisons mobilisent toujours les mêmes groupes de muscles et ne font travailler qu’un seul côté de leur corps.

Il s’agit moins de brûler des calories que de se reconnecter à son corps. Au boulot, nous sommes en pilote automatique et effectuons les mouvements de manière machinale.

Effectuer des mouvements totalement différents après une dure journée vous aidera à vous recentrer.

Dans notre app Humanoo, vous trouverez un tas d’exercices différents, inspirés du yoga, du Pilates ou même de la boxe, à tester en allemand, en anglais, en français ou en italien.

2. Méditation de pleine conscience au quotidien

Un vieux sage zen a dit : « Médite 20 minutes chaque jour. Les jours où tu n’as pas le temps, médite une heure. » Tu vas probablement secouer la tête et penser : « Entre un job à plein temps, l’école à la maison et mes problèmes perso, où vais-je trouver le temps ? ». Permets-nous de vous dire que c’est une fausse excuse (sorry, not sorry !).

La relaxation, le yoga et la méditation ne constituent pas des obligations qui « prennent du temps », mais un mode de vie que vous pouvez appliquer à tout moment de la journée. Comment ?

La prochaine fois que vous vous ennuiez dans les transports en commun, ou que la queue à la caisse s’éternise, forcez-vous à NE PAS sortir votre téléphone. Fermez les yeux, prenez trois respirations profondes, puis scannez les différentes parties de votre corps en vous concentrant sur vos sensations dans chacune d’elles.

Quand vous allez vous coucher, vous déroulez une énième fois votre fil Instagram dans votre lit ?

Vous savez probablement déjà que ce n’est pas une bonne habitude. Une étude a montré que l’utilisation du téléphone portable juste avant le coucher perturbe le sommeil et peut déclencher des maux de tête, des troubles de la concentration, et même des dépressions.

Mettez votre smartphone de côté au moins deux heures avant de dormir au profit d’autres activités, comme la relaxation ou la lecture, vous permettra d’avoir un sommeil plus réparateur.

Notre app Humanoo propose de nombreuses options pour vous préparer à mieux dormir, par exemple grâce à une méditation sonore.

3. Quand plus rien ne va, reconnectez-vous avec la nature

La nature détient les réponses à tous nos questionnements. Elle sait se mettre au repos le moment venu, pour mieux renaître lorsqu’elle est prête.

Des études montrent qu’une promenade dans la nature permet de ralentir sensiblement le rythme cardiaque, de faire baisser la tension artérielle et de détendre les muscles. Le poids que l’on porte sur nos épaules semble alors disparaître et l’on retrouve des sensations positives.

Des chercheurs de l’Université d’Essex ont d’ailleurs conclu que 5 minutes seulement dans un jardin ou un parc suffisent à renforcer l’estime de soi et à se sentir vraiment mieux. D’après certains psychologues, humeur et estime de soi sont d’ailleurs les principaux indicateurs de la santé psychique et physique.

Alors, toujours pas le temps de vous détendre ?

Nous espérons que cet article saura vous inspirer pour fixer des limites claires lorsque le surmenage vous guettera, et que vous considérerez la détente comme faisant partie intégrante de votre quotidien.

Que vous travaillez de chez vous ou que vous soyez debout 8 heures d’affilée, le stress est vécu différemment d’une personne à l’autre, et on a toutes et tous le droit de ne pas être au top en cette période difficile, et même de perdre patience de temps en temps, à cause de l’école à la maison, de l’isolement en home office ou encore de nos clients.

L’essentiel est d’être à l’écoute des signaux envoyés par votre corps et votre esprit, et de replacer vos besoins au premier plan. Les autres vous témoigneront davantage de respect et vous pourrez aborder la tempête de votre quotidien de manière beaucoup plus sereine.

Quoi qu’il en soit, nous sommes heureux de pouvoir vous accompagner, ne serait-ce que par écran interposé.

L’équipe Humanoo

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